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SECURITE

Période de flou sur la signature électronique

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Par Fabrice Pozzoli-Montenay le 27/09/2001 - indexel.net
 

La signature électronique devrait être une véritable "carte d´identité" de l´entreprise pour ses échanges électroniques. Indispensable pour effectuer les déclarations et le paiement de la TéléTva, elle sera incontournable pour les échanges électroniques entre les entreprises et l´Administration. Pourtant, devant le flou des discours et la multiplicité des offres, bien peu de chefs d´entreprises l´ont adoptée.

 

"On ne peut pas dire que les entreprises se sentent concernées par la signature électronique" avoue Marylène Gascoin, de la CCI d´Angers. "Depuis que les pénalités sur le paiement de la Télétva ont été repoussées à 2002, les responsables ne se pressent pas. L´Euro est leur première préoccupation cet automne." Une situation confirmée par Frédéric Lyon, de la CCI de Lyon : "les gens attendent le dernier moment. De plus, c´est un changement important dans la culture des entreprises. Comme ce qui est imposé, la transition vers Internet n´est pas toujours bien vécue. Le service est apprécié des utilisateurs, mais ils ne maîtrisent pas assez l´outil" reconnaît-il. Le télérèglement de la TVA concerne pourtant 24.000 entreprises françaises selon le ministère des Finances, en particulier les filiales des grandes entreprises.

L'abondance d'information nuit à la clarté

"Pourtant, les chefs d´entreprises ne manquent pas d´information" constate Lise Thévenot (photo), de la CCI de Strasbourg. "En fait, ils ont été inondés de renseignements et ont du mal a s´y retrouver. Nous effectuons un important travail de formation auprès des directeurs financiers et des comptables."L´internet est un outil nouveau, que tous ne se sont pas encore appropriés. "Concrètement, le mail reste l´usage principal dans les entreprises. Ensuite, le discours technique sur la signature électronique est complexe : il faut expliquer le cryptage, les clés publiques et privées, le fonctionnement" souligne Frédéric Lyon. "Les dirigeants ne sont d´ailleurs intéressés que par le télérèglement de la Tva, ils ignorent les autres applications de la signature électronique, comme la validation juridique des e-mails."

Et multiplication des interlocuteurs

La multiplication des interlocuteurs ajoute à la confusion. Les offres de certification de la signature électronique se sont multipliées ces derniers mois. Les banques, les éditeurs de logiciels, La Poste, le réseau des Chambres de commerce et d´industrie, la Direction Générale des Impôts se présentent tous comme des interlocuteurs. "Une variété d´offres bien naturelle" selon Alain Lelouey, directeur de projet et "Monsieur Télétva" du Ministère des Finances. "Ce sont les interlocuteurs naturels d´une entreprise, et les règles du marché doivent jouer" rappelle-t-il. La DGI recense et valide les certificats. Le ministère a établi un cahier des charges pour les éditeurs de produits informatiques. Les banques et autres organismes privés commercialisent les certificats que nous validons. Pour la Télétva, les entreprises doivent télécharger un dossier d´adhésion, qui a valeur de contrat. "Actuellement, nous avons recensé 6000 entreprises, qui utilisent en moyenne 2,5 certificats nominatifs chacune" indique Alain Lelouey.Mais des sociétés de services informatiques, ainsi que des banques et le réseau Chambersign des CCI jouent aussi le rôle de tiers de confiance. Lors d´un échange certifié, ces acteurs assurent la reconnaissance électronique du certificat via leurs serveurs. Et Alain Lelouey reconnaît "que les organismes de certification jouent un peu à colin-maillard avec nous sur la fourniture de chiffres." Pour ajouter à la confusion, l´adresse électronique teletva.com est redirigée sur une page personnelle, "pour protéger le nom de domaine", selon Alain Lelouey.

De gros enjeux financiers

"De nombreux acteurs surveillent le marché de la signature électronique avec un intérêt financier évident" précise Jean-Jacques Lapierre, responsable national des ventes Chambersign. "La dématérialisation des échanges va évidemment se développer dans les prochaines années. La signature électronique va y jouer un rôle considérable. Toutes les entreprises devront être équipées, et cela représente un marché considérable, et attractif."En fait, la signature électronique s´impose "par le haut". "C´est une volonté de l´Etat depuis 1997 de banaliser la signature électronique" convient Alain Lelouey. Pour les grandes entreprises, le règlement de la taxe professionnelle et de l´impôt sur les sociétés se fera obligatoirement en télérèglement dès le 19 janvier 2002. Et une grande campagne pour inciter toutes les entreprises françaises à adopter la signature électronique devrait bientôt se mettre en place. Mais on ne sait pas si cela se fera avant ou après les élections. D´ici là, "il y a un gros travail d´évangélisation à effectuer auprès des chefs d´entreprise" reconnaît volontiers Jean-Jacques Lapierre.

Les sites à connaître pour la certification TéléTva

* Les démarches et formulaires sur le site du ministère des Finances
* La liste des certificats référencés

* L´offre de la Bred
* L´offre BNP Paribas
* l´offre du CCF
* Certinomis.com allie La Poste et Sagem
* Verisign
* Chambersign bénéficie du réseau des CCI en France et en Europe

 
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