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SECURITE

Plans de secours (1) : travailler à tout prix

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Par Jérôme Saiz le 27/08/2002 - indexel.net
 

Reprendre l´activité au lendemain d´une catastrophe majeure ne s´improvise pas. L´entreprise doit avoir prévu des scénarii catastrophes, des bases de repli et les procédures de mise en oeuvre de l´ensemble. Heureusement, des prestataires spécialisés peuvent l´aider dans sa démarche.

 

Certes, il y a les assurances. Mais à quoi bon être dédommagé si l´entreprise n´existe plus, faute d´avoir pu informer ses fournisseurs du sinistre, continuer à prendre les commandes et conserver un rythme de production minimum ? C´est là qu´interviennent les plans de continuité d´activité. "Tout avait brûlé chez l´un de nos client. Mais dès que ses clients ont pu le joindre de nouveau, au même numéro, il était sauvé. Peu importe que les commandes soient prises sur papier, il existait toujours pour le reste du monde", résume Franck Perrin, Directeur du pôle exploitation et services de Thales Secure Solutions.

En souscrivant à un tel plan, l´entreprise se donne les moyens de retrouver, rapidement après le sinistre, une infrastructure fonctionnelle en termes informatiques et techniques, mais aussi humains et immobiliers. Et par "sinistre", l´on entend pas uniquement les catastrophes rarissimes que sont les catastrophes naturelles : "le risque majeur pour les entreprises, c´est le mouvement social. En France, il s´agit de la première raison de souscription d´un plan de secours", explique Philippe Etienne, Directeur du pôle conseil, lui aussi chez Thales Secure Solutions.

Un plan à deux volets

Le premier volet d´un plan de continuité est purement informatique. Jusqu´au milieu des années 80, c´était d´ailleurs le seul pris en compte : l´entreprise loue un droit d´utilisation sur des serveurs mutualisés appartenant à son prestataire. Une fois ses sauvegardes dupliquées sur les systèmes de son prestataire, elle dispose d´un centre de traitement à l´identique sous vingt-quatre heures. "Avant, le client arrivait avec ses bandes de sauvegardes sous le bras. Aujourd´hui, grâce aux progrès des télécoms, on peut se permettre de répliquer les données en temps réel et faire démarrer les serveurs de secours à distance", détaille Roland Esnis (photo), Directeur Général France de l´activité secours chez Schlumberger SEMA.L´avantage de la formule de mutualisation, outre son coût réduit, réside dans le fait que les centres de secours dédiés sont généralement bien protégés et situés au secret, en zone rurale, afin d´éviter l´occupation du nouveau centre de traitement en cas de crise sociale. Très vite cependant, il est apparu qu´il ne suffisait pas de disposer d´un centre de traitement informatique fonctionnel. "C´est bien beau d´avoir un serveur qui tourne, mais si personne ne répond aux clients, ca ne sert à rien", résume Roland Esnis.

Acheter des positions de travail

Dont acte : les spécialistes des plans de secours se tournent désormais aussi vers l´utilisateur. "Il s´agit avant tout d´une prestation d´audit et de conseil : il faut identifier les risques, décider de ceux que l´on souhaite couvrir, puis identifier en conséquence les ressources humaines et matérielles nécessaires à cette couverture", détaille Philippe Etienne, avant de poursuivre en expliquant que ce travail d´audit touche tous les aspects du métier de l´entreprise. "Il est vital, dès le début de la crise, d´avoir les bonnes personnes aux bons postes. Nous allons donc jusqu´à étudier les contrats de certains collaborateurs clés, afin de nous assurer qu´ils peuvent être mobilisables même un dimanche soir, par exemple", explique-t-il. Cette étude des contrats passe aussi par la révision des engagements de services (SLA) passés avec certains fournisseurs essentiels (téléphone, Internet), afin de savoir si, eux aussi, peuvent être mobilisés rapidement dans un contexte hors-normes.Pratiquement, cette approche "utilisateur" se manifeste dans les contrats par l´achat de "positions de travail", qui sont des postes de travail complets (espace de bureau, ordinateur, ligne et poste téléphonique relié à un PABX, accès Internet et réseau local). "Nous avons 1 700 positions de travail en France, et 20 000 dans le monde. Elles peuvent être mises à disposition sous deux heures", révèle Roland Esnis.

Lire la suite de l´article : Plans de secours (2) : le prix de la continuité de service

 

 
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