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MANAGEMENT, SUR LE TERRAIN

Courant porteur en ligne : une alternative réussie à l'ADSL

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Par Sébastien Chauveau le 31/05/2005 - indexel.net
 

Depuis un mois, le département de la Manche vit à l'heure du haut débit symétrique. Mal desservi en matière de connexion Internet, c'est vers le CPL que les élus du territoire bas normand se sont tournés pour naviguer en toute rapidité.

 

C'est une première en France. Le 22 avril dernier, le ministre délégué à l'Industrie, Patrick Devedjian, est venu inaugurer, dans la Manche, le lancement commercial du courant porteur en ligne (CPL). Cette attention est venue mettre fin à plusieurs années d'expérimentation : aucun fournisseur d'accès n'avait en effet su courtiser la région pour la faire accéder à l'Internet à grande vitesse.

 

Une dorsale de fibres optiques

 

Nous sommes en 1998. A cette époque, pour se connecter à Internet, les habitants de la Manche ne disposent que de connexions RTC ou Numéris. Dans le cadre de sa politique de développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), le conseil général de ce département, en partenariat avec ses communautés de communes, décide de mettre en place sa propre infrastructure de télécommunication à haut débit. Ainsi, deux ans plus tard, naîtra le "Backbone Universel de Services" (BUS). Sur le plan technique, il s'agit d'une dorsale de fibres optiques sur laquelle viendront se greffer des boucles locales comme l'ADSL, le CPL, le satellite, le Wimax ou le Wi-Fi.

 

Au départ de l'expérimentation, seuls quelques collèges de la Manche étaient connectés à Internet via le CPL. Mais devant le succès de l'opération, ce sont près de cinquante autres établissements qui suivront. Et, début 2003, c'est au tour d'un quartier tout entier, situé sur la commune de la Haye-du-Puits (50), de bénéficier du CPL. Une trentaine de professionnels et de particuliers sont alors concernés par ces essais. A ce stade de l'expérience, les connexions au CPL sont réalisées via des modems maîtres installés dans les transformateurs d'EDF, couplés à des répéteurs pour amplifier le signal, et à d'autres modems (esclaves ceux-là) ainsi qu'à des liens satellitaires (Eutelsat) à 1 Mbps puis SDSL. Le coût de cette expérimentation est revenu à 225 000 euros, financé par Manche Numérique, l'ADATAR, la Caisse des dépôts et consignations, le Conseil régional et des fonds européens.

 

Un atout pour les entreprises isolées

 

Pour l'heure, un seul fournisseur d'accès à Internet, Infosat, a fait une offre à destination des entreprises et des particuliers. Pour un montant mensuel de 24,90 euros TTC, cette proposition s'appuie sur un débit symétrique de 1 Mbps, avec une offre de téléphonie sur IP, des pages Web personnelles, la gestion des e-mails, etc. "Rien à voir avec ce que nous avions avant en vitesse de navigation, même avec Numéris", se réjouit Fabrice Mignon, directeur de la communauté de communes de la Haye-du-Puits. "Certes, au début du CPL, nous avons connu quelques déboires dans l'affichage des pages, notamment lorsque les connexions étaient relayées par satellite. Mais, depuis qu'elles passent par le SDSL, les connexions sont d'une parfaite stabilité. Elles sont mêmes plus rapides qu'en ADSL pour la consultation des images", un atout pour cette institution qui télécharge sans cesse des plans et des dossiers importants et qui possède six postes utilisateurs connectés en réseau en permanence et deux ordinateurs accessibles au public.

 

Non loin de là, toujours à la Haye-du-Puits, Marie-Christine Limongi dirige un atelier graphique de cinq personnes. Le haut débit, elle l'attendait avec impatience. "Autrefois, nous avions une connexion à Wanadoo en RTC. Mais pour transmettre des documents importants, nous devions les "couper" en plusieurs morceaux ou choisir la voix postale pour les envoyer. A présent, tout cela est terminé !", est-elle ravie de souligner. Une joie que l'on partage aussi du côté de ce cabinet de podologie de la Haye-du-Puits. Pour son responsable, Dominique Ionckheere, dont l'essentiel de l'utilisation d'Internet consiste en des envois et des téléchargements d'images médicales. "Le haut débit est devenu un outil de travail indispensable. Cela aurait été un sacré handicap pour nos entreprises isolées géographiquement de ne pas disposer de ces nouvelles technologies de communication", fait-il remarquer.

 

 
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