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Fantasmes et réalités du cloud computing

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Par Alain Bastide le 07/04/2010 - indexel.net
 
Cloud-computing

Alors que tout le monde en parle depuis des mois, trois experts nous donnent une définition précise du cloud computing afin d'isoler les critères techniques différenciateurs.

 

Selon le cabinet d'études Forrester, seulement 3 % des grandes entreprises et 4 % des PME ont à ce jour adopté le modèle du cloud computing. Les entreprises sont donc, du moins pour l'instant, majoritairement réticentes car elles craignent pour la sécurité de leurs données. "Elles ne comprennent pas ce nouveau concept !" constate Guillaume Plouin, responsable de l'offre cloud computing chez Octo Technology. Il faut dire qu'il existe presque autant de définitions que d'acteurs du domaine. L'occasion de revenir en détails sur cette nouvelle architecture applicative.

Également appelé "informatique dans les nuages", le cloud computing se distingue par cinq caractéristiques fondamentales. Trois sont propres aux systèmes d'informations virtualisés – la mutualisation des ressources, l'abstraction sur la localisation, l'élasticité. Les deux autres sont propres au modèle à la demande : le paiement à la consommation (ou "pay as you go") et la notion de self service.

Mutualisation des ressources

Avant l'arrivée des outils de virtualisation, les directions informatiques dédiaient un serveur physique par application. Cette isolation garantissait la disponibilité et les performances de chaque application. Grâce aux hyperviseurs, une seule machine physique peut désormais héberger plusieurs machines virtuelles. "Le cloisonnement des serveurs est toujours de mise, mais il s'effectue au niveau de la couche logicielle. On peut ainsi mutualiser les ressources physiques pour réduire globalement le coût de fonctionnement", explique Sami Jaber (photo), fondateur du cabinet de conseil en architecture DNG Consulting.

Abstraction sur la localisation

Grâce à l'abstraction sur la localisation, l'application peut s'exécuter n'importe où dans le monde sans que l'utilisateur ne perçoive la moindre différence. Cette propriété de "non adhérence" à la couche physique facilite également l'équilibrage de la charge entre plusieurs centres informatiques.

Élasticité

"C'est la possibilité d'allouer très rapidement des ressources supplémentaires à une application proche de la saturation", précise Guillaume Plouin. Avec le modèle traditionnel, il faut arrêter le serveur pour ajouter de la mémoire vive physique, un disque dur ou un processeur. Grâce à la virtualisation, il suffit de quelques clics pour ajouter ces propriétés à un serveur virtuel, sans l'arrêter.

Paiement à la consommation

Guillaume Plouin"Il s'agit, pour la DSI de payer uniquement les ressources – processeur, stockage, réseau – qu'elle utilise en fonction de sa consommation réelle" explique Guillaume Plouin (photo). C'est une approche totalement nouvelle pour les jeunes informaticiens, mais qui était la règle lors de l'apparition de l'informatique. Avec le temps, "peu de DSI savent aujourd'hui mesurer précisément la consommation informatique d'une application. Les acteurs du cloud computing, eux, savent le faire", précise Guillaume Plouin.

Self service

Un "nuage informatique" est, d'une certaine façon, une infrastructure publique consommée à la demande. L'infrastructure sous-jacente est donc organisée pour répondre instantanément aux besoins des utilisateurs. "L'équipe de développement peut demander l'allocation de ressources d'exécution via une interface web. Ces ressources seront disponibles dans les dix minutes", illustre Guillaume Plouin. Dans cette logique, les clivages entre les développeurs et les administrateurs systèmes disparaissent. Les deux profils ne font plus qu'un. "Les mêmes équipes développent, déploient et maintiennent les applications. C'est la fin possible de la frontière entre Build & Run (direction des études, direction de la production)", confirme Guillaume Plouin.

Interfaces de programmation

À ces cinq propriétés s'ajoute souvent une sixième, particulièrement discriminante en termes d'architecture technique : le recours à des interfaces de programmation (Application Programming Interfaces, API). La plupart des acteurs historiques du cloud computing – Amazon et Salesforce.com en tête – proposent d'accéder à leur puissance de calcul et à leur espace de stockage au travers d'API.

Jérémy Chatard"Plutôt que d'exécuter des logiciels sur des serveurs physiques, un traitement informatique distant est appelé par l'API. Par exemple, pour stocker des fichiers sur S3 d'Amazon, on utilise un langage du type 'put' ou 'delete' sur HTTP (architecture REST) plutôt que le protocole FTP entre un client et un serveur FTP" détaille Jérémy Chatard (photo), directeur technique de l'agence Breek, une SSII spécialisée dans les technologies du web 2.0. Cette caractéristique est importante pour deux raisons. C'est elle qui garantit la non adhérence entre le logiciel et l'infrastructure technique sous-jacente. C'est donc la base de l'élasticité. En contrepartie, le développement d'une application s'effectue pour un nuage donné... adieu donc la portabilité.

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