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Le CHU de Rennes virtualise 70 serveurs applicatifs

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Par Catherine Nohra China le 09/04/2008 - indexel.net
 
Cvd_chu_rennes

Pour réduire ses contraintes d'administration et fiabiliser son infrastructure technique dans un budget cohérent, le CHU de Rennes a virtualisé 70 serveurs Windows via l'outil Microsoft Virtual Server 2005 R2.

 

C'est en 2004 que le centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes a initié un programme de modernisation de son patrimoine immobilier. S'échelonnant sur plusieurs années, ce projet prévoit notammentp la destruction du bâtiment informatique. Le déménagement de la salle machine regroupant la centaine de serveurs Windows applicatifs de l'hôpital, n'a pas été sans poser problème.

Réduire l'infrastructure technique et les contraintes d'administration

"Cette opération complexe impliquait l'arrêt des machines et l'ancienneté de certains serveurs hypothéquait fortement leur chance de redémarrage", indique Cédric Cartau, responsable systèmes au sein du CHU de Rennes. L'idée d'un déménagement "virtuel" fait alors l'unanimité au sein du département informatique. "La virtualisation des serveurs permettait de réduire notre infrastructure technique, les contraintes d'administration, et d'étendre ainsi facilement notre parc informatique. Elle nous permettait d'anticiper deux exigences majeures : l'intégration massive de nouvelles applications métier, tel que le suivi des patients ou la gestion des unités de soins, et la mise en oeuvre du programme 2007 d'engagement sur la continuité de service."

Le CHU de Rennes a commencé par virtualiser une partie de son parc de serveurs, soit 40 serveurs applicatifs donc certains très critiques, qui ne pouvaient être déplacés. "Nous avons opté pour la solution Microsoft Virtual Server 2005 R2 malgré la richesse fonctionnelle de l'offre VMware, car elle couvrait tous les objectifs du projet tout en se distinguant par la simplicité de ses outils d'administration, sa facilité d'appropriation, le tout à un tarif intéressant pour nous", estime Cédric Cartau. Le processus de virtualisation s'est par la suite étendu aux 70 serveurs applicatifs du parc de machines. "Mais on ne pourra pas tout virtualiser, notamment les serveurs Oracle",  tempère Cédric Cartau.

De réelles économies à la clé

Sur le périmètre de serveurs virtualisés, les bénéfices sont de toute façon déjà largement tangibles. Outre l'infrastructure technique qui a été réduite de 80 %, le CHU a bénéficié d'importantes réductions de coûts en termes d'exploitation, de licences serveurs et d'achats de matériels. "Des 70 serveurs initiaux, l'informatique ne gère plus que 70 machines virtuelles sur 8 serveurs, cela fait une économie très facile à calculer", indique Cédric Cartau (photo). Autre avantage majeur à la virtualisation : la rapidité de mise en oeuvre. "Il faut moins de deux heures pour déployer une machine virtuelle", précise le responsable informatique. Une architecture qui a également permis la mise en haute disponibilité de certains composants critiques du système d'information du CHU tels que serveurs d'impression, serveurs de fichiers et serveurs de messagerie.

Dernier point et non le moindre : la facilité d'administration de Microsoft Virtual Server 2005 R2 qui met à la disposition de la cellule système un écran de supervision facilitant la gestion du parc machine et les opérations de maintenance. "En cas de dépannage sur un serveur physique, un simple clic permet de déplacer les serveurs virtuels sur une autre machine", indique Cédric Cartau. Cet outil permet aussi d'être très réactif lorsqu'une machine rend l'âme."Ce processus qui s'étalait sur plusieurs jours est désormais réduit à quelques heures car l'outil permet de récupérer très facilement l'environnement d'un serveur virtualisé", se réjouit le responsable.

Cluster de machines virtuelles pour renforcer la sécurité

Le clustering du parc VM va permettre de renforcer la continuité de service du système d'information. "La dématérialisation des liens entre les serveurs virtuels et physiques permet de garantir la continuité de l'ensemble des applications en cas de panne d'un serveur", décrit Cédric Cartau. Un scénario redouté par la cellule informatique malgré la facilité de restauration des applications. "L'interruption d'une machine provoque actuellement l'arrêt immédiat de l'ensemble des serveurs virtuels hébergés. Or, certaines applications critiques - SAMU, restauration, urgences, admissions - ne peuvent être arrêtées, ne serait-ce que quelques heures !", insiste ce dernier.

La mise en cluster des serveurs permet de s'affranchir de ce schéma cloisonné. En effet, l'arrêt d'une machine n'affecte qu'un noeud du cluster, et l'outil Microsoft Virtual Server 2005 R2 réaffecte dynamiquement la puissance CPU disponible vers l'ensemble des serveurs virtuels en cas de panne. Grâce à la virtualisation et la mise en cluster de serveurs, le CHU de Rennes disposera d'une infrastructure technique fiable, facile à administrer et à maintenir, et qui lui laissera du temps pour déployer de nouvelles applications et la faire évoluer.

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