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APPLICATIONS, SUR LE TERRAIN

Le Wimax au secours des entreprises vendéennes

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Par Sébastien Chauveau le 10/10/2006 - indexel.net
 

Utilisé dans le cadre de l'aménagement du territoire, le Wimax offre une réelle alternative à l'ADSL avec des débits et une qualité de service a priori supérieurs. L'exemple de trois entreprises isolées en Vendée.

 

Le Wimax est une technologie hertzienne de transmission des données. Elle permet notamment de surfer sur internet en haut débit, de téléphoner (VoIP), ou encore d'interconnecter des réseaux d'entreprises. Contrairement à l'ADSL ou à une autre technologie filaire, le Wimax utilise les ondes radio. Les entreprises vendéennes sont nombreuses à l'utiliser car il s'inscrit depuis plusieurs années dans le cadre du développement du haut débit dans le département.

 

Plus cher, mais la sécurité médicale n'a pas de prix

 

Guy Coudrais, le responsable informatique du centre de médecine physique de la Croix Rouge, à Saint-Jean-de-Monts, revient sur la mutation de son établissement de l'ADSL au Wimax. C'était en juillet dernier. Ce passage à l'ère hertzienne s'est fait sans difficulté notable. L'opération a pris en tout et pour tout sept semaines et n'a nécessité ni formation ni adaptation de matériel. Ce centre hospitalier s'établit sur deux sites, un en Loire-Atlantique et l'autre en Vendée. Le premier repose sur des clients légers, qui sont reliés au second en SDSL. C'est le site vendéen qui est connecté en Wimax. "Nous n'avons tout simplement pas eu le choix, car, à Saint-Jean-de-Monts, nous ne sommes pas couverts par le SDSL", commente Guy Coudrais. C'est aussi le site vendéen qui héberge les applicatifs et le serveur de l'hôpital. Inutile de dire que, entre les deux établissements, les flux sont denses. Ce ne sont pas moins de 200 personnes qui s'échangent en permanence des informations administratives et médicales sur les patients de l'établissement.

 

"Il nous fallait donc pouvoir disposer d'un débit d'au moins 2 mbits/s montants et descendants. Les seules technologies qui, dans notre configuration, pouvaient nous être proposées étaient le SDSL et le Wimax", explique Guy Coudrais. Pour la Croix Rouge, finies les pannes et les coupures à répétition et sans explication qu'elle connaissait jadis avec l'opérateur historique. "Nous avons maintenant un seul contrat de gestion et de maintenance, clair et précis", se réjouit Guy Coudrais. Certes, c'est beaucoup plus cher qu'hier, 230 euros mensuel pour le Wimax et 215 euros par mois pour le SDSL. "Mais la sécurité médicale n'a pas de prix !", insiste Guy Coudrais.

 

La possibilité de disposer d'un flux montant intéressant

 

C'est le même constat que fait l'agence immobilière Bonnamy, installée sur sept sites disséminés un peu partout en Vendée. "Malgré un très bon suivi de notre prestataire de service, nous avons, aujourd'hui, les mêmes ennuis techniques (coupures et interruption de ligne) en Wimax qu'en ADSL", constate Olivier Penaud (photo), responsable informatique de l'entreprise. Ici non plus, le Wimax, mis en place il y a deux ans, n'a pas induit de changement radical dans les habitudes de travail. Pour deux des agences, particulièrement isolées, le Wimax a été "la solution de haut débit de la dernière chance", les autres agences étant toujours connectées en ADSL. Les trente collaborateurs de Bonnamy immobilier se connectent en permanence à internet pour la vente des biens et utilisent intensément leur messagerie électronique pour les réservations annuelles et saisonnières. L'architecture informatique de l'entreprise reposant sur deux serveurs - applications métier et sauvegardes - toutes les données de Bonnamy Immobilier doivent circuler de manière fluide et sécurisée. "Pour 140 euros par mois nous disposons certes d'une connexion internet à haut débit mais également de la possibilité de disposer d'un flux montant intéressant. Cela a d'ailleurs été la principale raison de notre adhésion au Wimax", souligne Olivier Penaud.

 

Une technologie parfois instable

 

Du côté du Serba, on n'appréhende pas le Wimax de la même manière qu'à la Croix Rouge. Pour ce cabinet d'ingénierie, spécialisé en structures de béton armé, bois et métal, la liaison sans fil est essentiellement venue compenser un manque de solution haut débit, à Challans, là où le siège social de l'entreprise est situé. Le Serba se déploie, lui aussi, sur deux sites. Et le second site est, également, situé en Loire-Atlantique. De part et d'autres des deux départements, cinquante collaborateurs s'adressent constamment des plans et des documents en tous genres. "Tout en étant hébergées au siège social, il était important que nos données puissent transiter rapidement entre les deux sites, exactement comme en local", déclare Christian Jarny, le PDG. Mais, pour ce chef d'entreprise aguerri au travail à distance, le Wimax n'est pas sans faille. Il reconnaît que l'utilisation des ondes hertziennes pour accéder à internet lui cause des désagréments. "C'est parfois instable, quand la connexion ne coupe pas complètement !", regrette-t-il. Malgré les 600 euros qu'il verse chaque mois à son fournisseur d'accès, le PDG avoue qu'il ne pourrait plus se passer aujourd'hui du Wimax...

 

 
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