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Plan de reprise d'activité à moindre coût chez Sakata

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 10/01/2007 - indexel.net
 
Cvd_sakata

Pour un coût inférieur à celui des solutions opérant via un réseau SAN, la PME Sakata s'est payé une infrastructure tolérante aux sinistres. Son outil copie les données sur un site distant et assure le redémarrage des applications en cas de problème.

 

Spécialisée dans la distribution de semences potagères et florales, Sakata est une société japonaise dont la filiale française a entièrement refondu son infrastructure destinée à garantir la disponibilité de ses applications et services critiques sous Windows : progiciel de gestion intégré (PGI), comptabilité, consolidation financière, serveur de fichiers et travail collaboratif. Ceux-ci sont supportés par un châssis Dell 1855 contenant dix serveurs lames, ainsi que par une baie de disques EMC CX 300 d'une capacité de 3 To. "Un outil d'origine CA assurait la réplication des données vers un site de secours distant de 400 mètres, ainsi que le redémarrage des applications en cas de problème", explique Yann Jouveneaux, DSI Europe chez Sakata.

 

Coût de la solution : 2 500 euros par serveur

 

Sans vraiment faillir, cet outil ne donnait pas entièrement satisfaction. Sa mise en oeuvre était en effet rendue complexe par la nécessité d'écrire des scripts spécifiant les services à sécuriser et réalisant diverses opérations, notamment sur les verrous des bases de données.

 

"Nous n'étions jamais sûrs du résultat, de nombreux petits messages d'erreur s'affichant lors des basculements", ajoute Yann Jouveneaux (photo). Et d'en conclure en 2005 que pour s'abstraire des applications, il fallait migrer vers une solution réalisant une réplication synchrone à un niveau très bas. Le nec plus ultra consiste à passer par le réseau SAN (Storage Area Network), ce que proposent depuis des années certains éditeurs et fournisseurs de baie de disques. Mais chez Sakata, on a jugé leurs offres beaucoup trop chères.

 

La solution viendra de l'éditeur DoubleTake Software dont le produit du même nom réalise une réplication via un réseau IP. "Les copies ne sont pas parfaitement synchrones dans la mesure où les données transitent par une mémoire tampon mais en pratique cela ne fait aucune différence", précise Yann Jouveneaux. Quant au risque d'engorgement du réseau local (LAN), il sera jugé minime. Entre les deux sites, le lien fibre de type Gigabit Ethernet s'avérera en effet suffisant. DoubleTake permet de limiter la bande passante qu'il consomme mais cette fonctionnalité, essentiellement dédiée au réseau WAN, n'a pas eu besoin d'être activée. En contrepartie de ces petites concessions, le coût de la solution n'excède pas 2 500 euros par serveur, soit, avec quatre lames concernées sur chaque site, un total de 20 000 euros.

 

Un basculement volontairement manuel

 

Réalisée en trois jours avec l'aide d'une seule personne, la mise en oeuvre s'est révélée très simple. Installé sur chaque serveur physique, un agent intercepte les écritures au niveau des blocs afin de les dupliquer, via l'agent distant, sur le site secondaire. Lorsque l'un de ces agents distant constate la disparition de son homologue du site primaire, il redémarre les applications via des scripts. "Contrairement à la solution que nous avions précédemment, ces scripts sont élémentaires puisqu'ils se contentent de lancer des process", précise Yann Jouveneaux.

 

Le basculement pourrait être automatique mais Sakata a préféré le contrôler manuellement. "Nous avons spécifié une temporisation de vingt minutes afin d'éviter un basculement indésirable, par exemple en cas d'opération de maintenance", précise Yann Jouveneaux. Après un an d'exploitation, le bilan s'avère d'autant plus positif que la solution a été mise à l'épreuve lors de deux pannes majeures simultanées et curieusement indépendantes l'une de l'autre (climatisation principale et de secours). Le basculement a été plus long que prévu (75 minutes) à cause d'une procédure mal adaptée. "Après l'avoir rapidement corrigée, le retour au site primaire n'a pris que 30 minutes", conclut Yann Jouveneaux.

 

 
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