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INFRASTRUCTURE, SUR LE TERRAIN

RFID : la bibliothèque de Nogent-sur-Marne se met à la page

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Par Cécile Dubois le 13/12/2006 - indexel.net
 

Protéger les ouvrages contre les vols, comptabiliser les flux, dégager du temps aux bibliothécaires, faciliter l'autonomie des usagers ? Autant de progrès réalisés par la bibliothèque de Nogent-sur-Marne grâce à la technologie d'étiquetage électronique.

 

La disparition d'ouvrages est le lot de toutes les bibliothèques. Or, la mise en place de systèmes traditionnels de protection par bandes magnétiques n'est pas toujours rentable. C'est pourquoi la bibliothèque de Nogent-sur-Marne a souhaité investir d'emblée dans la technologie RFID (identification par radio-fréquence). Une solution technique qui ne se limite pas à la sécurité et qui propose des services à valeur ajoutée. "La RFID assure surtout une gestion plus fluide des prêts. Elle facilite aussi l'autonomie des usagers grâce à des automates en libre-service. Ceci leur évite l'attente au bureau d'accueil et décharge les bibliothécaires qui peuvent passer plus de temps à conseiller et valoriser la mise à disposition des documents", souligne Dominique Brunet, le directeur de la bibliothèque.

 

Une solution plus coûteuse, a priori

 

D'autant que le nombre de prêts a fortement augmenté, passant de 121 000 en 2001 à 170 000 en 2005. "En outre, cette technologie permet de comptabiliser les allées et venues. La bibliothèque n'est pas seulement un lieu de prêt. Les gens viennent y lire le journal, feuilleter un ouvrage, surfer sur internet ou encore assister à une animation. Et il nous est précieux d'évaluer cette dimension", ajoute Dominique Brunet (photo).

 

Concernant le budget, la solution RFID reste plus coûteuse : du simple au double. Mais le gain de temps opérationnel qu'elle génère compense en partie le surcoût, et les nouveaux services qu'elle offre en font un vrai projet de développement, dont le caractère innovant convainc les collectivités locales et organismes accordant les subventions. La décision est donc actée dès mai 2005. Le budget total avoisine les 72 000 euros, dont un tiers imparti aux 28 000 étiquettes électroniques. Au terme d'un marché public, la ville retient la société Nedap, fournisseur de systèmes électroniques et de solutions RFID.

 

Protocole SIP 2 et services web assurent la communication

 

Concrètement, les documents sont munis d'étiquettes RFID. Ces dernières intègrent en premier lieu l'identifiant du document, celui du code à barres. Ceci permet d'établir le lien avec le Système intégré de gestion de bibliothèque (SIGB) où sont stockées les informations relatives aux documents ainsi qu'aux usagers. Les étiquettes peuvent également contenir des données logistiques pour faire du tri et, bien sûr, un code de sécurité qui, activé, fait sonner le document au passage d'un portique situé à l'entrée de la bibliothèque. La mise à jour des étiquettes sur ordre du SIGB s'exécute soit au bureau des bibliothécaires, soit aux bornes automatiques. Dans le premier cas, des platines de lecture, fixées sous le bureau pour des raisons esthétiques, transmettent les informations des étiquettes vers le PC comme des douchettes de lecture des codes à barres classiques.

 

En retour, l'activation de l'antivol depuis le SIGB s'effectue via un service web RFID qui tourne sur un serveur IIS. Les platines ne sont en effet pas reliées au PC, mais au réseau. Dans le cas des bornes de libre-service, le dialogue entre l'automate et le SIGB est assuré par le protocole SIP 2. "Ces procédures ont nécessité un développement spécifique par l'éditeur de SIGB (Orphée), la société C3RB, afin d'utiliser les services web et d'intégrer le protocole SIP2", souligne Philippe Anquetin, responsable marketing de la société Nedap. Physiquement, les liaisons entre équipements, bornes ou portiques, passent via le réseau Ethernet de l'établissement. En outre, des statistiques concernant les transactions RFID, au niveau des bornes de prêt comme du portique d'entrée, sont envoyées toutes les trois minutes à un serveur internet. Ces remontées d'information permettent d'améliorer la qualité de service et de mesurer le trafic.

 

Un déploiement de plus en plus rapide

 

Bien sûr il a fallu essuyer quelques plâtres. Entre le développement spécifique autour d'Orphée, les réglages sur le poste de travail, la recherche du  positionnement idéal pour les étiquettes électroniques? la mise en oeuvre a pris du temps. Mais la solution est complètement opérationnelle depuis la rentrée scolaire 2006. Et les usagers n'en sont pas peu fiers. "Même à Paris, il n'y a pas cela !', apprécie une habituée.

 

En France, environ une centaine de médiathèques ont aujourd'hui franchi le pas. "Le déploiement est de plus en plus rapide, maintenant que les protocoles sont définis et que plusieurs éditeurs de SIGB ont développé les passerelles", reconnaît Philippe Anquetin. La bibliothèque nogentaise, elle, est déjà passée à l'étape suivante : finaliser son site internet à partir duquel les usagers peuvent réserver ou prolonger l'emprunt des ouvrages en ligne. 

 

 
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