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APPLICATIONS, SUR LE TERRAIN

Taxis G7 migre sans toucher au patrimoine applicatif

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Par Thierry Lévy-Abégnoli le 02/05/2007 - indexel.net
 

Chez Taxis G7, terminaux, mainframe Unix et base Informix migrent vers des clients légers, des serveurs lames et un SGBD libre. L'application principale est à peine modifiée.

 

Alors que les projecteurs sont souvent braqués sur des projets de refonte en technologies internet, le groupe Taxis G7 fait partie de ces entreprises encore nombreuses dont la principale problématique était de faire évoluer un vieux système d'information de manière la moins intrusive possible. Ainsi en va-t-il de Taxipak, son application de centre d'appels dédiée à la saisie des courses et à leur attribution aux chauffeurs de taxis. "L'ergonomie de cette application, ainsi que la machine et les terminaux qui la supportaient, étaient dépassés", explique Laurent Rasseneur, directeur des systèmes d'information.

Né au début des années 90, Taxipak avait été développé en langage C par un prestataire et tourne encore aujourd'hui sur un mainframe Unix d'origine Digital. Sa maintenance était ensuite passée entre les mains d'un second prestataire qui s'en est détourné voici quelques années. "Nous avions alors été obligés de nous approprier le code que nous faisons désormais évoluer en interne", explique Laurent Rasseneur. Un petit exploit pour une entreprise de seulement 370 salariés dont les ressources sont forcément limitées.

Des clients légers en guise de terminaux

Il n'était pas question de procéder à une refonte en Java ou .NET. A la fois pour des raisons de coûts et parce que Taxipak répond toujours parfaitement aux besoins, permettant notamment une saisie rapide grâce à des touches de fonctions jugées plus efficaces que la souris. En 2005, il est donc décidé de commencer par le remplacement des terminaux monochromes et en mode texte (des VT 420) par des clients légers dont le vaste écran plat couleur est plus confortable. Après l'essai de produits Wyse, HP et Neoware, c'est ce dernier qui est choisi pour des questions de rapport fonctionnalités/prix et de proximité du constructeur, qui est français.

"Nous avions en effet besoin que Neoware personnalise le firmware afin de l'adapter au clavier auquel restaient habitués nos employés", précise Laurent Rasseneur (photo). De plus, le noyau Linux que Neoware utilise en guise de système est en phase avec la culture Unix du service informatique. Grâce à l'émulateur qu'il embarque, ce client léger se comporte exactement comme un terminal passif, ce qui évite de toucher aux infrastructures. Toutefois, l'application Taxipak a légèrement été modifiée afin de gérer la couleur, ce qui lui permet par exemple de mettre en exergue certaines informations de façon plus efficace qu'en gras ou souligné. Avec deux années de recul et 130 postes déployés, ces clients légers s'avèrent aussi fiables que les anciens terminaux. C'était l'un des critères qui avait écarté une solution basée sur des PC. Autre critère, le coût s'avérait en 2005 sensiblement équivalent à celui des anciens terminaux, soit 500 euros par poste, écran, clavier et unité centrale compris. Depuis, il est tombé à 400 euros.

Toujours dans une optique de continuité, le mainframe Unix est également en cours de migration. Le choix s'est porté sur Linux. "Ce système étant proche de l'Unix de Digital, le portage de notre application n'a guère posé de problèmes", affirme Laurent Rasseneur. La base de données migre pour sa part d'Informix vers MySQL. Quant au nouveau matériel, il s'agit d'un châssis de serveurs lames d'origine HP. "Les tests ont commencé et nous avons déjà transféré avec succès quelques applications périphériques à Taxipak", se réjouit Laurent Rasseneur. Pour l'anecdote, quelques clients légers Neoware ont depuis été acquis pour équiper un "web café" que l'entreprise destine aux chauffeurs de taxis de passage. Ce n'est donc plus l'émulateur VT intégré qui est mis à profit mais le navigateur Firefox.

 
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